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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 14:02

Chaleur... Midi passé. Au beau milieu du lit,
je me suis allongé pour prendre du repos.
Un volet reste clos, et l'autre bâille un peu :
la lumière ressemble à celle d'un sous-bois,
D'un crépuscule à l'heure où Phébus se retire,
ou quand la nuit n'est plus, sans qu'il fasse encor jour.
Lumière que l'on offre aux amantes timides :
c'est l'abri espéré par leur chaste pudeur.
Corinne m'a rejoint, tunique dénouée,
ses cheveux en bandeaux me cachent son cou blanc.
Telle, Sémiramis allait vers son époux,
et telle fut Laïs, aux si nombreux amants.
J'arrachai la tunique : elle ne gênait guère,
(si fine) — elle luttait pour en rester vêtue.
Elle luttait, mais sans vraiment vouloir gagner,
et ne fut point fâchée de se rendre, vaincue...
Quand sans voile elle se dressa devant mes yeux,
sur son corps tout entier, nul défaut, nulle part.
Ses épaules, ses bras, que je vis et touchai!
La forme de ses seins, faite pour les caresses !
Et ce ventre si plat sous cette  gorge intacte !
La hanche, douce et pleine, et la cuisse, si jeune!
Des détails ? À quoi bon ? Tout méritait éloge
et tout contre mon corps je serrai son corps nu.
Le reste... Fatigués, nous dormîmes ensemble.
Ah ! donnez-moi souvent un tel après-midi !

(Les amours)
Ovide (43 AV. J.C. - vers 18 APR J.C.)

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